STRESS : En finir avec la boule au ventre

STRESS : En finir avec la boule au ventre

12 octobre 2018 0 Par Emmanuel Claret

Vous venez de sortir d’un rendez-vous qui s’est mal passé et votre niveau de stress est au plus haut. Un coup de fil agressif d’un client et votre pouls commence à s’accélérer. Vous avez un rendez-vous avec votre manager qui promet d’être tendu et vous avez la boule au ventre.

Tout d’abord, pourquoi écrire un article sur le phénomène de la boule au ventre?

Parce que cette boule au ventre peut anéantir toute votre motivation et votre meilleure volonté. Mais surtout, parce que le piège est que l’être humain s’adapte à tout. Il s’habitue à vivre avec cette angoisse et ne se rappelle même plus ce que c’est que de vivre sans. Non, vous n’êtes  pas programmé pour vivre avec cette boule au ventre.

Alors comment s’en débarrasser ? C’est ce que nous allons voir dans ce post. Je vais vous partager mon petit secret pour éliminer cette angoisse invivable.

Cette boule au ventre peut vous gâcher la vie.

J’avais l’habitude d’avoir ce stress tous les matins en me levant en pensant à la journée stressante de commercial que j’allais devoir endurer. Cette boule au ventre me suivait partout. J’avais beau essayer de relativiser et ne pas m’inquiéter, rien n’y faisait. Mes amis me disaient : “t’inquiète pas. Tout le monde est stressé de nos jours”. N’y croyez pas. Ce sont des foutaises. On peut vivre sans et être très performant.  

Celui qui n’a jamais eu cette douleur dans l’abdomen, ne peut pas comprendre. C’est insupportable. Intolérable. Détestable. 

stress commerciaux

Le cycle infernal du commercial.

Les commerciaux connaissent bien ce stress. Plus on se rapproche de la fin de l’année, plus l’angoisse monte. La peur de ne pas atteindre ses objectifs. Il faut vite réaliser que cette boule au ventre n’est pas normale et qu’elle compromet toutes vos chances de réussite.

Même quand j’atteignais mes résultats annuels, je n’arrivais pas à savourer mon succès. La douleur était là et n’en finissait jamais. J’étais heureux d’avoir atteint mon objectif, mais complètement démotivé par le fait de savoir que le 1er janvier, les compteurs seraient remis à zéro. Tout ce que j’avais eu tant de peine à réaliser, ne seraient plus que des statistiques appelées N-1. 

Ce stress déteint souvent sur nos relations familiales. Je m’en voulais de faire subir cette tension à ma femme et à mes enfants. Ce qui me faisait le plus culpabiliser était de ne pas pouvoir être réellement présent, ma tête ne cessant de penser aux problèmes lié à mon job. Mais c’était plus fort que moi, je n’arrivais plus à faire la part des choses. La pression professionnelle était trop forte et elle se répandait dans ma vie privée comme un feu de forêt par temps de mistral.

Manger des sandwichs “triangle” en conduisant.

J’étais le type de commercial qui pense que de s’arrêter pour manger était une perte de temps. Combien de fois ai-je mangé des sandwichs “triangle” en conduisant ? Vous ne l’avez jamais fait ? Je n’y crois pas. Je développais même des stratégies militaires pour coincer mes frites entre les deux sièges, pendant que le ketchup était posé en équilibre sur ma cuisse droite, la bouteille de Coca entre mes jambes et le Sundae caramel qui fondait tout doucement sur la place passager entre mon portable, mon agenda et quelques cartes de visites. Cette situation rocambolesque, mais quasi quotidienne, montre bien le niveau de stress auquel j’étais arrivé. 

J’étais persuadé que les gens qui réussissent étaient tous très angoissés et que si je voulais réussir, ça passerait donc par apprendre à vivre avec. Les gens calmes m’angoissaient. Je les regardais même comme des losers en puissance.

Sortir de sa zone de confort inconfortable 

La boule au ventre était devenue ma zone de confort. J’avais appris à vivre avec. Peut-être en êtes-vous à ce stade ? Je ne l’espère pas. Sinon sachez que ce n’est pas normal. Des solutions existent. On peut performer en étant stressé, je le conçois, je l’ai fait. Mais on peut aussi le faire en étant zen. 

Je déteste les gens qui sont stressés. Ils sont agressifs, poussifs, directifs, abusifs, rien de bien attractif. Et surtout, ils stressent tout le monde autour d’eux.

Le pire c’est que certains sont très fiers de leur stress : “Je travaille 80 heures par semaines, dors 4 heures par nuit, vois mes enfants entre deux avions, je réponds à mes mails H24, travaille tous les soirs jusqu’à deux heures du mat, n’ai pas une minute à moi”. Comment vous expliquer sans être vulgaire ? Si tu n’as une minute à toi, tu n’as pas de vie, mon gars. 

Si vous en êtes là, cet article est fait pour vous.   

Quelles sont les solutions ? 

J’ai découvert et expérimenté beaucoup de solutions pour faire passer ce stress. Certaines étaient efficaces. D’autres ne l’étaient pas du tout. Certaines étaient compliquées à mettre en oeuvre et me demandait beaucoup d’efforts que je n’étais pas prêt à fournir. Finalement, j’ai trouvé ce qu’il me fallait.

J’ai vite compris qu’il me faudrait sortir de ma zone de confort, paradoxalement très inconfortable. Je rêvais à des jours meilleurs où les objectifs seraient plus faciles à atteindre, ce qui n’arrive jamais, où un nouveau chef comprendrait comment me motiver, ça c’est plus que rare par les temps qui courent. Puis, un jour, j’en ai eu marre d’attendre ce qui ne viendrait jamais. Je savais qu’il me fallait agir. 

Je me suis alors plongé dans une quête improbable et désarmante à la recherche du zen.

Quelle méthode choisir ?

Alors que mes chiffres de ventes étaient en chute libre, je ne m’en inquiétais plus. J’étais trop occupé à chercher des solutions à mon problème. J’étais déterminé à me libérer de cette boule au ventre. L’aventure était lancée.

Tous mes proches me proposaient des solutions nombreuses et variées : les plantes, les voyants, les huiles essentielles, la bible, les pierres, les marabouts, les tisanes, les bouillottes, les massages, l’acupuncture. C’en était trop pour moi. Je décidais de me plonger dans la lecture.

Je lisais donc un de mes tout premier livre zen sur la méditation et les exercices de respiration. J’ai trouvé cela ridicule, irrationnel et risible. Qui peut avoir le temps de faire ces exercices dans notre monde actuel ? Peut-être que cela fonctionne pour les moines tibétains, mais en occident, personne n’a le temps de perdre son temps. Je ne prêtais donc aucun intérêt à ces découvertes. Je rangeais ce livre dans ma bibliothèque à peine ma lecture terminée, décidé à ne jamais le rouvrir. 

Déçu, j’étais résigné à prendre mon mal en patience. Peut-être qu’avec le temps, cela finirait par passer.

Seuls les riches peuvent faire cela. 

J’étais présenté, quelques mois plus tard, à Pascal L., un homme d’affaires qui venait de vendre sa start-up pour 80 millions d’Euros. La conversation tourna vite autour de son heure de yoga quotidienne, mais aussi de ses exercices de respiration. J’étais intrigué d’entendre de telles paroles sortir de la bouche d’un nouveau millionnaire rationnel et intelligent.

Je lui posais tout un tas de questions pour savoir quand et pourquoi avait-il commencé ? Qu’est-ce que cela lui apportait dans sa vie de tous les jours ?

Mes questions s’enchainaient à un rythme à faire pâlir le KGB soviétique. Mon idée était que seuls les riches pouvaient se le permettre. J’étais prêt à tout pour lui faire cracher le morceau. 

Je fus surpris quand il me dit qu’il avait commencé ses exercices de respiration dans les années 2000, bien avant qu’il ne monte sa société. Il attribuait même le succès de sa start-up à sa pratique quotidienne. T’es sérieux, là ? 

Mon premier exercice anti-stress.

Je recherchais ce livre zen, à peine rentré chez moi. Mais où est ce p… de livre zen ! Je sais ça fait pas très zen de parler comme ça, mais j’étais sur le point de trouver le graal. Introuvable. 

Je m’en étais peut être servi pour caler l’armoire bancale de la salle de bain. Comme toute personne stressée, je réagissais au quart de tour, je montais les marches quatre à quatre, fouillais partout. Rien. Pas de livre zen en haut. Pas de livre zen an bas. Bref, après un moment de découragement, et après avoir invalidé le fait qu’Amazon pourrait me livrer en urgence à 2 heures du matin, j’eus un éclair de génie. Je décidais de regarder sur internet. 

Après deux heures de recherches intensives à regarder deux cent cinquante videos YouTube sur le sujet (oui, j’exagère un peu, mais je suis marseillais, donc on me pardonne), j’étais prêt à essayer ma première série d’exercices de respiration. Sans grandes prétentions, je dois bien l’avouer.

Cinq minutes plus tard, j’étais assis sur mon canapé rouge, déterminé, seul et concentré comme un aigle approchant sa proie. J’expérimentais.

Pour la première fois depuis des années, je ressentais un sentiment de relâchement. En moins d’un quart d’heure, j’étais devenu un moine tibétain. Je me sentais bien, détendu et reposé. Ce soir-là, je dormis comme un teufeur qui rentre d’une semaine à Ibiza.

Malgré cette franche réussite, je ne fis pas plus que deux ou trois exercices pendant le mois suivant. Jusqu’à ce qu’une crise d’angoisse me prenne d’assaut, juste après avoir perdu mon plus gros client. Et oui, cela arrive. Même au meilleur. Et quand ça vous arrive. C’est la crise de chez crise.  

Une vraie prise de conscience.

C’est crise d’angoisse m’a amené à une deuxième expérimentation qui déclencha chez moi une prise de conscience. J’ai depuis intégré des exercices de respiration dans ma routine matinale, aidé par une application simple et gratuite( voir mon article sur le stress ici).

Il m’arrive parfois de louper un jour par ci, par là. Mais le but était pour moi d’en faire une pratique régulière. Les bénéfices que j’en tire sont si importants, que je ne peux plus m’en passer.

Aujourd’hui, beaucoup de personnes me demandent comment je reste calme dans les situations les plus stressantes. Mon secret tient en deux mots : la respiration consciente.

La respiration consciente.

Cette méthode est simple. Il s’agit de respirer profondément en étant concentré sur…sa respiration. Easy ? Pas tant que ça. 

De nombreuses études scientifiques ont montré que de respirer lentement de manière consciente ralentit votre rythme cardiaque et réduit votre pression sanguine de manière significative. Cela a aussi pour effet d’augmenter l’activité de votre système parasympathique et l’amplitude de vos ondes thêta qu’on peut visualiser à l’aide d’un enregistrement EEG, méthode d’exploration cérébrale qui mesure l’activité électrique du cerveau par des électrodes placées sur le cuir chevelu souvent représentée sous la forme d’un tracé appelé électro-encéphalogramme. Ces phénomènes entraînent un sentiment de bien-être et réduisent votre stress de manière efficace. On se sent plus présent, plus alerte et on retrouve rapidement de l’énergie.

Après ce paragraphe scientifique, voyons comment faire concrètement.

Quelles sont les méthodes qui marchent ?

Je vous propose trois méthodes selon votre niveau de stress. 

stress methode

Mettez-vous dans un endroit calme pour vous aider à être concentré, surtout les premières fois. On apprend, ensuite, à rester focus même dans des environnements bruyants.

Je vous assure que les résultats ne se feront pas attendre. Vous serez étonné de la réduction de votre stress. Vous remarquerez un sentiment de bien-être tout au long de votre journée après votre exercice de respiration consciente. Adieu, boule au ventre. 

Pourquoi ça fonctionne ?

Le fait d’être conscient de sa propre respiration, vous ramène automatiquement dans le présent. Vous êtes plus conscient et plus alerte.

Un sentiment de sérénité s’installe quand vous fermez les yeux. Aucune perturbation ne vient vous distraire. Votre mental est plus calme.

Les deux premières grandes respirations n’ont pour but que de relâcher vos tensions. Mettre votre main sur votre ventre permet de définir exactement l’endroit qui vous oppresse.  

Ralentir son rythme cardiaque.

Inspirer pendant 4 secondes et expirer pendant 6 vous calme, en ralentissant votre rythme cardiaque et votre tension artérielle. De nombreux métiers utilisent cette technique pour réduire le stress. Elle est aussi appeler la cohérence cardiaque.

Il est important de garder un rythme de 6 respirations par minute.

Une durée de cinq minutes est plus efficace qu’une minute. Certains vont jusqu’à dix minutes quotidiennes. Faites comme bon vous semble. Moi, je suis resté calé sur cinq minutes.

Si vous manquez d’énergie.

Pour un effet énergisant, faites l’inverse, inspirez six secondes et expirez quatre secondes. Cela peut être intéressant dans des situations de fatigue, mais cela ne réduira pas votre stress.

Remarquez comment vous vous sentez après avoir fait l’exercice, vous donne l’occasion d’être plus conscient de votre corps et de votre mental. Mesurez la différence entre votre état actuel et celui dans lequel vous étiez cinq minutes auparavant.

Regarder une photo de quelqu’un que vous aimez vous donne un sentiment de bien-être et de satisfaction. Si vous êtes comme moi, vous ne pourrez sûrement pas vous empêcher de sourire. Ne vous forcez pas à ressentir de la joie, mais laissez la venir.

Ce n‘est pas compliqué à mettre en oeuvre. Avec un peu de pratique, cela devient même très naturel. Suivez bien les étapes du tableau ci-dessus et votre boule au ventre disparaitra plus vite qu’elle n’est arrivée. 

Quel est le meilleur moment de la journée pour pratiquer?

Le meilleur moment pour moi est entre midi et deux. Mais, je pense sincèrement que peu importe l’horaire que vous choisissez, l’important est de le faire.

Le matin tôt est forcément un excellent moment pour bien commencer votre journée. Ce n’est pas évident quand on a des enfants à la maison. Je privilégie le midi car c’est bien plus confortable pour moi. J’élimine ainsi les tensions du matin et repars beaucoup plus frais pour une après-midi zen et performante. Si la journée est rude et énervante, je refais une minute de respiration avant de dormir.

Quels sont les pièges ?

Comme dans tout nouvel exercice, les débuts ne sont pas parfaits. Ce n’est pas grave. Vous devez en avoir conscience. C’est normal, ce n’est que le début. Vous aurez sûrement du mal à rester concentré plus de vingt secondes. Votre cerveau court dans tous les sens. C’est très perturbant pour lui de se focaliser sur votre respiration. Votre ego veut vous faire bouger. Le cerveau s’active à vous envoyer des pensées du type : “Tu n’as pas autre chose à faire. Tu ne devrais pas envoyer un email à Monsieur Bertrand ?” ou “N’avais-tu pas dit que tu irais à la poste?” “Tu n’aurais pas oublié de fermer la voiture ?” ou “tu as mieux à faire que de rester assis”. Une chose est sûre, il ne vous laissera pas tranquille, surtout au début.

Mais ne vous laissez pas décourager. Attelez-vous à cette pratique. Les premiers jours, je vous incite à faire de votre mieux et à respirer consciemment pendant une minute seulement. Tenez une minute. Une minute, c’est pas la mer à boire (j’adore cette expression imbuvable). Ne vous culpabilisez pas, si vous n’y arrivez pas parfaitement. Cela serait contraire à l’effet recherché, n’est-ce pas ?  

Réduire son stress en moins d’une minute.

Pendant un coaching, comprendre le niveau d’énergie de mon client est important. Ses fluctuations attisent mon esprit de coach . Certains sujets font monter le stress de mon client, d’autres le réduisent. Certaines nouvelles options lui donnent de l’énergie, d’autres la font baisser. J’invite souvent mon client à faire un petit exercice de respiration d’une minute.

En se concentrant sur les points de tensions de son corps, mon client réduit son niveau de stress en moins d’une minute. Je le guide à être présent et attentif à ce qu’il ressent. Je lui propose d’essayer seul et de l’utiliser avant la prochaine session, s’il en ressent le besoin. 

Le coaching anti-stress.

Je réduis le stress de mon client pour lui permettre d’être plus ouvert aux différentes options qui s’offrent à lui. Une meilleure clarté d’esprit est un élément essentiel pour atteindre ses objectifs.

Cela peut sembler compliqué sur le papier, mais je vous promets que c’est beaucoup plus simple qu’il n’y paraît.

Le plus dur est de faire le premier pas.

Rappelez-vous que je n’étais pas dans un état d’esprit zen quand j’ai commencé. Pas du tout. J’étais ce gars très “speed” qui vivait avec une boule au ventre permanente. Cette angoisse était devenue la normalité pour moi. J’ai juste cherché des solutions pour la faire disparaître, et j’en ai trouvées.

Je crois que si vous avez lu cet article jusqu’ici, c’est que vous aussi vous cherchez des solutions. Et si vous avez bien lu le tableau, je veux croire que vous en avez trouvées. Je peux vous garantir que cette méthode est la plus efficace que j’ai essayé en 5 ans.

Respirez et respirez encore. Consciemment. Simplement. Et cette boule au ventre disparaîtra de votre vie pour toujours. Devenez plus zen, pour vous, pour vos proches et pour vos clients.

Ne me croyez pas sur parole, expérimentez.

Manu

emmanuel claret

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19249921

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5709795/

http://www.psychologies.com/Therapies/Developpement-personnel/Epanouissement/Articles-et-Dossiers/Leonard-Orr-Respirer-en-conscience-debloque-le-corps/4

https://www.santenaturo-revue.fr/2018/04/respiration-consciente/

http://former.canalblog.com/archives/2017/03/04/35009808.html

 

 

  

 

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